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Culture de la pomme de terre

notre vision, notre méthodologie

Du travail du sol à la récolte, découvrez toutes les étapes pour réussir votre culture de pommes de terre.

ÉTAPE 1

Travail du sol

Il est important d’avoir une bonne préparation de sol.

Le sol doit être travaillé sur au moins 20 cm de profondeur pour avoir un sol ameubli.

ÉTAPE 2

Nutrition de la plante

La pomme de terre est une culture exigeante en potasse (350U/Ha), phosphore (100U/Ha) et azote (140 à 200U/ha). Il est important de faire des apports d’engrais organiques à l’automne pour améliorer les besoins de la plante.

Avant la plantation le jour même où la veille incorporer environ 60% des besoins de la plante (environ 85U d’azote pour une chair ferme et 120U d’azote pour une polyvalente).

Puis le reste avant la fermeture des rangs. Utiliser un engrais qui apportera ces trois éléments.

ÉTAPE 3

Le choix variétal

Comment choisir sa variété de pomme de terre ?

Choisir sa variété de pomme de terre est une étape très importante lorsque l’on souhaite en faire la culture.

En effet, en fonction de vos besoins et objectifs, toutes les variétés ne seront pas forcément intéressantes pour vous.

Comment s’y retrouver parmi toutes les variétés disponibles et de quelle façon effectuer votre choix ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir grâce à ces 9 critères de sélection.

Frites, purée, salade, vapeur et autres préparations, les pommes de terre ont la faculté de s’adapter à nos envies culinaires.

Mais toutes les variétés ne se prêtent pas aux mêmes usages. En effet, en fonction de la chair des tubercules, l’utilisation n’est pas la même :

  • Une chair ferme est idéale pour les salades ou la cuisson à la vapeur. ( mettre des liens vers les variétés Minette, jeannette, Goldmarie, Ella, Frangine )
  • En revanche, une chair tendre donnera d’excellentes frites, chips ou purées. ( mettre des liens pour les variétés Blanche, etincelle
  • Enfin, les chairs dites polyvalentes donneront l’embarras du choix aux cuisiniers quant à leur utilisation. ( mettre des liens pour les variétés Bernadette, Vitabella)

Qu’elles soient précoces, demi‑précoces, tardives ou qu’il s’agisse de primeurs, les pommes de terre n’ont pas toutes le même cycle de développement.

En choisissant des variétés avec des cycles différents, il est alors possible d’étaler la production de tubercules sur une année. Et pourquoi ne pas envisager une double récolte pour les variétés les plus rapides à se développer ?

Pour rappel, voici les durées des différents cycles :

  • Précoce ou hâtive : 70 à 90 jours. ( mettre un lien pour Osiris, Etincelle)
  • Demi-hâtive : 100 à 110 jours. ( mettre un lien pour Bernadette)
  • Tardive : plus 120 jours. ( mettre un lien pour Popeille, corne de gatte)

Même si ce critère ne modifie en rien le goût de la pomme de terre (ni sa culture), il a toutefois son importance pour le consommateur final.

La couleur peut ainsi attirer.

Une teinte bleu‑violet par exemple pourra plaire a un chef cuisinier pour apporter de l’originalité à son plat.

La forme a également son rôle à jouer, notamment en ce qui concerne l’utilisation finale du tubercule. Réaliser des frites avec des pommes de terre au profil oblong court pourrait ainsi s’avérer compliqué !

Vous l’aurez compris, tout est affaire de goût. À vous de bien cerner ceux de vos clients pour choisir la variété de pomme de terre qui leur conviendra.

En culture, un des objectifs est d’optimiser chaque mètre carré de terrain. Lorsque vous devez choisir une variété de pomme de terre, il devient alors évident de s’attarder sur le rendement par plant.

Qu’il s’agisse de culture biologique ou non, la sensibilité des tubercules aux maladies est un élément à ne pas oublier. En effet, l’impact économique est non négligeable : diminution des récoltes, achat de traitements phytosanitaires, etc.

Lors de votre choix, vous devrez alors privilégier des variétés ayant une bonne résistance au mildiou qui est l’ennemi numéro un des solanacées, ainsi que le rhizoctone.

La gale commune, ayant surtout un impact sur l’esthétisme et la lavabilité, peut paraître secondaire, mais doit malgré tout être prise en compte.

Enfin, la sensibilité aux virus (virus X et virus Y de la pomme de terre) est également très importante.

Les faits sont là : les étés de 2015 à 2024 ont été parmi les plus chauds des deux dernières décennies, avec des moyennes de températures de plus de +1,5 °C par rapport au normal de saison.

Dans ces conditions, cultiver les pommes de terre devient de plus en plus difficile. Les plants ayant besoin d’eau pour croître, la facture peut rapidement augmenter sans pour autant garantir un rendement correct.

En fonction de votre région, la résistance à la sécheresse sera donc un critère de choix primordial. Notre recommandation se porte sur la variété Blanche ( mettre un lien vers la variété blanche) , qui a un très bon comportement en terrain sec.

La capacité de conservation d’une pomme de terre est primordiale dans le choix de la variété. En effet, la vente d’une récolte n’intervient pas systématiquement tout de suite après l’arrachage. Ainsi, plus le délai de vente sera long, plus la dormance des tubercules devra être élevée.

Cette caractéristique vous offrira d’ailleurs une flexibilité non négligeable dans la gestion de vos stocks tout en évitant l’usage de substances anti-germinatives sur les plants.

Une bonne conservation évite la germination précoce des plants.

Le sol n’étant pas qu’un simple support pour la plante, il a toute son importance dans la culture de la pomme de terre. La texture de terre idéale pour le bon développement des tubercules est un sol limoneux (limoneux‑argileux, limoneux‑sableux, etc.).

Une terre argileuse peut éventuellement convenir. Tout dépend en fait de la teneur en argile. Une concentration trop importante rendra la terre trop lourde, ce qui aura pour effet de réduire les rendements.

En revanche, les sols trop crayeux ou sableux ne conviennent pas aux plants de pommes de terre. En effet, ils ne retiennent pas l’eau nécessaire à la bonne croissance de la plante. Si tel est votre cas, il faudra donc privilégier une variété qui résiste à la sécheresse. Chez Bernard, nous vous proposons la Blanche qui répond parfaitement à ce critère.

Azote, phosphore et potassium (ou N P K pour les intimes) est le trio classique lorsque l’on parle de fertilisation. Dans la culture des pommes de terre, les besoins en acide phosphorique (120 unités) et en potasse (360 unités) sont les mêmes pour toutes les variétés de tubercules.

En revanche, les besoins en azote  sont variables entre 160 et 200 unités.

La fertilisation des plants représente donc un coût non négligeable que vous devrez prendre en compte au moment de choisir votre variété de pomme de terre.

ÉTAPE 4

La mise en germination

Ce stade est très important pour optimiser le rendement. Placez vos tubercules dans un bâtiment ventilé au minimum à 12°C pour bien les réchauffer.

Une fois que les germes font leur apparition (stade « point blanc »), vous pouvez commencer à prévoir la plantation. Les germes devront faire entre 2 et 3 mm avant d’envisager leur plantation.

STOCKAGE ET GERMINATION

Bien préparer ses plants

À faire

À éviter

La mise en germination

Sortez vos plants environ 1 mois avant la plantation.
Exposez-les à la lumière dans un endroit sec et ventilé à environ 15°C (minimum 12°C).
Les germes devront faire entre 2 et 3 mm avant d’envisager leur plantation.

ÉTAPE 5

La plantation

Attention ! Il faut planter dans un sol réchauffé au minimum 12°C pour optimiser le démarrage des tubercules. Souvent entre mi-mars et mi-mai suivant le secteur géographique.

Une fois le sol travaillé et les apports d’azote, potasse et phosphore effectués, vous pouvez planter vos pommes de terre. Faites des lignes espacées de 75 ou 90 cm suivant votre surface avec un écartement sur la ligne d’environ 30 cm pour les chairs fermes et 35 cm pour les polyvalentes. Faites une mini butte au-dessus du tubercule en faisant bien attention de pas casser les germes. Une fois les premières feuilles sorties de la butte faites une butte plus grosse.

ÉTAPE 6

Besoins en eau

La pomme de terre a besoin d’un petit coup de pouce si l’année est très sèche, afin d’assurer un rendement et une qualité des tubercules. N’hésitez pas à mettre un tour d’eau dès la levée des pommes de terre, souvent au stade « crochet », c’est à ce moment que la pomme de terre fait son nombre de tubercules.

Ensuite, si l’année est sèche et chaude, il faut irriguer au moins une fois par semaine, surtout au début du cycle et pendant le grossissement des tubercules. Si l’année et pluvieuse, laissez faire la nature !

ÉTAPE 7

Traitement & dernier apport d'azote

Dernier apport d’azote

Il faut apporter le reste de l’azote avant la fermeture des rangs. Si le temps est sec, faites un arrosage après cet apport pour que la plante puisse s’alimenter.

Traitements phytosanitaires

Les traitements ne sont pas systématiques en pomme de terre. Ils dépendent essentiellement du choix variétal et surtout des conditions climatiques.

La principale maladie est le mildiou. Pour les traitements, vous pouvez vous référer auprès de votre conseiller culture.

ÉTAPE 8

La récolte

Une fois que la pomme de terre a fait son cycle entre 60 et 120 jours suivant les variétés choisies, la végétation va commencer à faner. C’est le moment de défaner les parcelles. Trois semaines après le défanage vous pouvez commencer à récolter. Attention de bien vérifier que les pommes de terre-mères ne sont plus présentes et que les tubercules-fils ont bien fait leur peau pour optimiser la qualité de la récolte.

ÉTAPE 9

Bien préparer ses plants

Une fois que la pomme de terre a fait son cycle entre 60 et 120 jours suivant les variétés choisies, la végétation va commencer à faner. C’est le moment de défaner les parcelles. Trois semaines après le défanage vous pouvez commencer à récolter. Attention de bien vérifier que les pommes de terre-mères ne sont plus présentes et que les tubercules-fils ont bien fait leur peau pour optimiser la qualité de la récolte.

ÉTAPE 10

La conservation

Les tubercules récoltés doivent être placés dans un local frais, sec et aéré et à l’abri de la lumière pour éviter qu’ils ne verdissent.